Un soir de jour de lune. J’écrase mon chœur sur la tribune. J’ai l’attitude de l’altitude. J’oublie mon sol, ma solitude.
Statue enveloppée d’un voile, Grand-rue parsemée d’étoiles. Le ciel est son temple, Et je la contemple.
Par l’objectif de ma lunette cassée, Je dévisage la lune, Et la lune a des visages.
L’œil de la nuit Perle et me poursuit. L’infirme amant n’est plus. J’ai tué l’étoile du jour.
Dévêtue, ainsi nue. C’est un déjeuner sur l’air. La lune esseulée, a froid. L’arène du ciel est sans roi.
J’explore son nu polaire. Elle rougit, n’apprécie guère ; Et s’emmitoufle dans la laine du ciel, T issée selon la toile du berger. J’ai tué les siècles de la lumière, Soutenu ta révolution ; Fais de toi, l’héritière Des étoiles et de l’Etoile.