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  La peau mordue,
Par le serpent de sel.
Le cœur fendu,
Par l’absence de celle,
Qui condamne mon âme.
La seule fleur qui ne fane.

Les yeux pleins de boue,
Enfin debout.
Je circule à travers
Les artères rouges de lumière.
Le cœur en sang.
Devant le numéro un, deux zéros.

L’ascenseur en sourdine,
M’amène chez elle.
Les bras de Morphée m’appellent,

Ciel rhabille toi.
Car dés que je la vois,
Cette lune qui renvoie
Son visage d’autrefois…
Mon souffle se fait rumeur.
Mon cœur meurt.

A la porte. D’une paix céleste,
Mon étudiante se manifeste.

Aveugle de fatigue.
Salie par un autre.
Elle lave mon désespoir,
Comme une sirène dans une baignoire.
Puis les volets clos,
Glisse mes pieds contre ton dos.

Le printemps ne dure pas.
A quoi bon la vie éternelle ?

Me murmure t’elle.
En me tendant ses seins moites,
Qui perlent sur mes joues,
En inventant le doux.

Mon pouce sur ta bouche,
Bouche à bouche d’un nouveau souffle.
Son nombril est le centre de mon monde.
J’y attends l’ultime seconde.
Je ferme les yeux, et  nous sommes amants,
De cheveux noirs à cheveux blancs.

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